Quatre annonces, un même nom. En quelques heures, eToro a scellé des accords majeurs avec l’Olympique de Marseille, l’Olympique Lyonnais, l’AS Monaco et le LOSC. Ces partenariats, valables jusqu’en juin 2028, propulsent la plateforme d’investissement au centre de la controverse en Ligue 1. Car la marque, fondée en 2007 à Tel-Aviv, devient le partenaire israélien le plus visible du football français. Sur les panneaux LED, en bord de pelouse, le logo s’impose déjà. Sur la manche du maillot lillois, il s’affiche depuis plusieurs mois. Et, depuis 2025-2026, la mention « Partenaire Trading Officiel » se déploie dans les communications des clubs français.
Pourquoi maintenant ? Pour renforcer une présence déjà éprouvée, notamment à Monaco, où eToro figura comme sponsor principal entre 2021 et 2023. Où cela se joue-t-il ? Dans les stades, sur les réseaux et dans les directions marketing. Comment ? Par une visibilité multipliée et des activations tournées vers la pédagogie financière. Mais le débat s’enflamme. À Marseille, des supporters réclament des comptes à la direction. À Lyon, des voix dénoncent un choix jugé contraire à l’ADN du club. En toile de fond, la guerre au Proche-Orient nourrit les tensions. L’équation dépasse donc le simple sponsoring de football : elle touche au marketing sportif, à la régulation et à la relation internationale.
Ligue 1 : eToro, le partenaire israélien s’impose chez quatre clubs français
Le mouvement est clair. OM, OL, AS Monaco et LOSC officialisent des accords jusqu’en 2028 avec eToro. La plateforme gagne une visibilité LED sur les quatre enceintes et une présence textile confirmée à Lille.
Concrètement, les activations mêlent contenus éducatifs, hospitality et opérations digitales. L’objectif est double : attirer de nouveaux utilisateurs et fidéliser les communautés des clubs. Dans le même temps, l’écurie F1 Alpine a été ajoutée au portefeuille pour élargir la portée internationale.
Ce qui change pour l’OM, l’OL, l’AS Monaco et le LOSC
À Marseille et Lyon, la marque entre au cœur des flux matchday et des canaux sociaux. À Monaco, elle prolonge une relation entamée dès 2021. À Lille, le logo figure sur la manche, avec un plan d’activation orienté proximité et pédagogie financière.
Les directions expliquent viser la performance et la transparence. Olivier Létang a salué un partenaire innovant et international, aligné avec la culture de résultat du club nordiste.
- Visibilité : panneaux LED, contenus digitaux, manches de maillot au LOSC.
- Temporalité : accords actifs, cap sur juin 2028.
- Positionnement : “Partenaire Trading Officiel” en Ligue 1 depuis 2025-2026.
- Objectif : éducation à l’investissement, acquisition et engagement.
Controverse et supporters : pourquoi l’accord fait débat
Le choix ne laisse personne indifférent. À Marseille, de nombreux messages rejettent l’association avec un partenaire israélien, jugée immorale par certains. À Lyon, des critiques ciblent la promesse sociale du club face à un acteur du trading.
La géopolitique s’invite dans les tribunes. Certains réclament des explications à la direction, notamment à Medhi Benatia côté OM. Au fond, c’est une bataille d’image et de valeurs qui s’engage, entre engagement local et ambitions globales.
Le prisme géopolitique et la perception du risque
Le contexte du Proche-Orient exacerbe les réactions. Les clubs font donc face à un risque réputationnel. Pourtant, l’écosystème rappelle que la Ligue 1 dépend d’alliances internationales pour rester compétitive.
Sur le terrain commercial, la transparence sur l’usage des fonds et la pédagogie sont cruciales. Sans cela, le doute persiste et fragilise le récit d’un partenariat utile aux supporters.
Qui est eToro ? Expansion, investissement et empreinte dans le sport
Fondée en 2007 à Tel-Aviv, eToro revendique près de 40 millions d’utilisateurs dans 75 pays. La plateforme a accéléré en 2024 avec un accès au Dubai Financial Market et des offres de staking sur Ethereum et Solana.
Déjà sponsor principal du maillot de Monaco entre 2021 et 2023, la marque a multiplié les activations. Aujourd’hui, elle cible la visibilité premium et la convergence des communautés sportives et financières.
Repères clés et nouvelles offres
- Marchés : accès élargi via le DFM, diversification multi-actifs.
- Produits : fonctionnalités d’investissement et de staking (ETH, SOL).
- Sport : présence F1 avec Alpine, empreinte renforcée en Ligue 1.
- Audience : cap international, axe France amplifié par les quatre clubs.
| Club | Statut avec eToro | Visibilité | Échéance | Particularités |
|---|---|---|---|---|
| OM | Partenaire Trading Officiel | Panneaux LED, contenus digitaux | Juin 2028 | Forte exposition, débats supporters |
| OL | Partenaire Trading Officiel | Panneaux LED, hospitalités | Juin 2028 | Réactions mitigées en ligne |
| AS Monaco | Partenaire Officiel (ex-sponsor maillot 2021-2023) | Panneaux LED, activations premium | Juin 2028 | Continuité d’une relation historique |
| LOSC | Partenaire Trading Officiel | Panneaux LED + manche du maillot | Juin 2028 | Message axé performance et transparence |
Marketing sportif et relation internationale : quels enjeux pour la Ligue 1 ?
La Ligue 1 se joue aussi hors pelouse. Ces accords offrent un levier financier et d’audience, avec des retombées plus larges pour l’attractivité du championnat. En contrepartie, ils exigent une gouvernance exemplaire.
Par ailleurs, la cohérence éditoriale devient centrale. Les clubs doivent expliquer, mesurer et partager les bénéfices concrets pour leurs communautés. Sans récit clair, la promesse se dilue et la confiance recule.
Activation, ROI et garde-fous
La réussite passera par des KPI lisibles : portée, engagement, CRM, conversions, revenus matchday. Les activations éducatives doivent être utiles, simples et encadrées. C’est là que se gagne la conquête des sceptiques.
Enfin, la conformité réglementaire reste un pilier. Entre régulation financière et standards éthiques, la robustesse du dispositif protègera clubs et fans.
D’ici 2028 : points de vigilance pour les clubs et la LFP
D’ici juin 2028, cinq axes feront la différence. D’abord, une écoute active des tribunes. Ensuite, des activations utiles, co-construites avec les supporters. Troisièmement, une transparence accrue sur les flux et l’impact local.
Quatrièmement, une pédagogie sur les risques liés à l’investissement. Enfin, un pilotage agile, capable d’ajuster le partenariat si le contexte se tend. L’enjeu est simple : aligner business, valeurs et protection des fans.
Pourquoi eToro s’allie-t-il à quatre clubs de Ligue 1 ?
Pour gagner en visibilité, engager les communautés et accélérer l’acquisition d’utilisateurs. Le football offre une portée unique en France et à l’international, avec un impact rapide sur la notoriété et le CRM.
Quels éléments nourrissent la controverse autour du partenaire israélien ?
Le contexte géopolitique au Proche-Orient et la perception du trading suscitent des réserves. Les supporters interrogent l’alignement entre valeurs des clubs, éthique et promesse sociale.
Qu’est-ce qui change dans les stades dès maintenant ?
Une présence renforcée sur les panneaux LED pour l’OM, l’OL, l’AS Monaco et le LOSC, avec des activations digitales. Le LOSC conserve le logo sur la manche.
eToro est-il déjà présent dans le sport français ?
Oui. La marque a été sponsor maillot de l’AS Monaco entre 2021 et 2023 et collabore avec l’écurie Alpine en Formule 1, tout en développant sa présence en Ligue 1.
Quels indicateurs suivre jusqu’en 2028 ?
Portée média, engagement des fans, inscriptions qualifiées, ventes associées, perception de marque et conformité. Ces KPI éclairent l’impact réel du sponsoring sur et hors terrain.

