Test de Football Manager 26 sur PS5 – Une déception sur le terrain

Thomas

11 janvier 2026

Test de Football Manager 26 sur PS5 – Une déception sur le terrain
À retenir
Football Manager 26 sur PS5 conserve une simulation de football dense mais souffre d’une interface confuse et d’un gameplay mal adapté à la manette.
Des graphismes des matchs en deçà et des saccades durant les highlights plombent l’expérience utilisateur.
Le passage au moteur Unity apporte des bugs et des crashs ponctuels, malgré des promesses de correctifs.
Le cœur tactique et la base de données restent remarquables, mais leur valeur est enterrée sous une ergonomie frustrante.
L’ajout du football féminin est réussi, mais certaines options clés manquent encore au lancement.

Après une année d’attente et un virage technique ambitieux, Football Manager 26 débarque sur PS5 avec l’aura d’un reboot attendu. Les promesses sont nombreuses, entre refonte d’interface, moteur 3D renouvelé et intégration élargie des compétitions. Pourtant, le test du jeu vidéo sur console révèle une fracture nette entre l’intention et l’exécution. Le socle de la simulation de football demeure impressionnant, mais l’expérience utilisateur pâtit d’une navigation laborieuse et de ralentissements en match. Sur le terrain des consoles, la série vise l’ouverture, mais se heurte à des contraintes d’ergonomie et de performances.

Le banc d’essai s’est concentré sur la version PS5, là où l’adaptation manette/menus devait convaincre. Les amateurs de tactique retrouveront l’abondance de données et la granularité tactique, mais la déception s’installe dès les premières heures. On observe un paradoxe: le cœur demeure séduisant, tandis que l’enveloppe technique et l’interface parasitent le plaisir. Le constat s’inscrit dans le contexte d’un passage complexe au moteur Unity, qui explique les à-coups sans les excuser. L’enjeu, désormais, tient à la capacité des patchs à remettre la saison sur de bons rails.

Test de Football Manager 26 sur PS5 : un redémarrage compliqué malgré un socle intact

FM a longtemps régné sur le management sportif grâce à une base de données colossale, des modèles statistiques précis et une lecture fine du football moderne. Football Manager 26 n’échappe pas à cette règle. Les modules de recrutement, l’analyse post-match et les rapports de performance restent d’excellent niveau. Néanmoins, sur PS5, la première impression décourage. Les menus s’étalent, les couches d’informations se superposent et la logique de navigation se dilue à la manette.

Le passage au moteur Unity devait moderniser l’ensemble. En réalité, il impose une période de rodage. Sur le plan technique, les temps morts ne sont pas le problème principal. Ce sont plutôt les saccades en highlights 3D, plus marquées sous la pluie, et les crashs sporadiques. L’emballage graphique rappelle une génération précédente, ce qui expose un décalage avec les standards visuels attendus en 2026 sur console.

Pour illustrer, un club fictif, Montreuil Atlantique, a été confié à l’IA d’entraînement avec des directives simples: pressing haut, largeur offensive, et transitions rapides. La préparation s’exécute correctement. En revanche, l’entrée dans l’onglet tactique multiplie les microchargements et les allers-retours. L’utilisateur passe plus de temps à chercher qu’à décider. La sensation d’emprise, essentielle dans un jeu vidéo de gestion, se fissure.

Le plus frustrant vient du contraste. Le noyau demeure de très haute tenue. Les affectations des recruteurs, la tenue de vestiaire, et la progression individuelle livrent des résultats cohérents. Pourtant, chaque ajustement requiert plusieurs actions peu naturelles à la manette. Le curseur activable au stick gauche améliore un peu la vie, mais il trahit un portage trop direct de la version PC.

Ce décalage nourrit la déception. Les ambitions sont visibles, l’ossature est solide, et l’ADN de la franchise survit. Hélas, la transposition console manque de finitions ciblées. Les fans retrouveront leur simulateur préféré, mais devront composer avec une ergonomie dissonante. En conséquence, l’écart entre promesse et usage réel se voit dès le coup d’envoi.

Au final, le redémarrage paraît forcé: l’équipe s’est présentée sur le terrain, mais les automatismes ne sont pas encore en place.

Interface et expérience utilisateur sur PS5 : une ergonomie qui freine la stratégie

L’interface de Football Manager 26 change en profondeur. Elle regroupe davantage d’informations à l’écran, avec des panneaux contextuels et des onglets empilés. Sur PC, la densité trouve son sens avec la souris. Sur PS5, la manette impose une autre grammaire. La navigation par gâchettes et croix directionnelle manque de précision. Le mode curseur active un compromis, mais il ralentit le flux de décision.

La surcharge visuelle complique les tâches courantes. Construire une liste restreinte de cibles à moindre coût demande plus d’étapes que sur les versions PC précédentes. La passerelle vers la data avancée (xG, séquences de pressing, zones de réception) s’effectue, mais exige des détours. À l’échelle d’une saison, ces frictions additionnent des minutes qui se transforment en heures.

Le club témoin, Montreuil Atlantique, devait boucler un transfert de latéral. Le directeur sportif propose trois profils. Pour comparer salaires, primes, et historique d’absences, l’utilisateur ouvre quatre écrans. Ensuite, il revient au centre de données pour valider un critère d’endurance. La commande à la manette manque d’évidence. Résultat, la prise de décision perd en spontanéité.

Les options d’accessibilité existent, mais elles restent discrètes. Les polices ajustables aident sur un grand écran. En revanche, les contrastes et le mapping des raccourcis mériteraient des préréglages console. Un mode “navigation simplifiée” avec rubans contextuels pourrait fluidifier la prise en main. Actuellement, l’effort cognitif dépasse ce qu’un public console attend d’un jeu vidéo de gestion.

Voici les points de friction majeurs relevés durant le test:

  • Empilement des panneaux qui noie l’information clé et dilue les priorités.
  • Routing des menus peu intuitif, avec trop de sous-onglets pour une action simple.
  • Curseur au stick utile mais révélateur d’un portage pensé clavier-souris.
  • Filtres de recherche puissants, toutefois lents à configurer à la manette.
  • Retour haptique sous-exploité, alors qu’il pourrait guider l’expérience utilisateur.

Malgré tout, l’interface n’est pas irrémédiable. Avec des patchs ciblés, des raccourcis contextuels et des chemins d’action plus courts, le potentiel referait surface. Pour l’instant, la stratégie se heurte à l’outil, ce qui inverse la logique d’un FM efficace.

En synthèse, la volonté de tout afficher se comprend, mais la manette exige des choix forts: moins d’écrans, plus de clarté, mieux de contrôle.

Gameplay et simulation de football : la profondeur est là, mais étouffée

Le gameplay de Football Manager 26 reste d’une richesse rare. Les plans de jeu s’articulent autour de principes modernes: pressing coordonné, occupation rationnelle des demi-espaces, et alternance de déclencheurs en transition. La gestion de l’intensité hebdomadaire montre des effets crédibles sur la fatigue. Les profils cognitifs des joueurs orientent les consignes. Ainsi, un meneur créatif reçoit plus d’autonomie entre les lignes.

La cellule de recrutement continue d’impressionner. Les indicateurs avancés rapprochent la simulation du terrain. Un ailier avec un xThreat élevé impacte le match même sans but. Sur ce plan, l’immersion demeure forte. Cependant, l’accès aux bons leviers perd du temps, car l’interface rallonge le chemin des ajustements. Les décisions tactiques se noient dans la micro-navigation.

Le football féminin s’intègre avec fluidité. Les championnats majeurs s’imbriquent dans la carrière sans friction. Les modèles de progression des joueuses apportent des trajectoires intéressantes. La sensation d’équité de traitement rassure. Pourtant, certaines fonctions annexes, comme des options internationales au lancement, manquent encore. Cet angle frustrera une partie de la communauté, surtout après la montée en puissance du jeu féminin ces dernières saisons.

Sur la pelouse, un 4-3-3 de Montreuil Atlantique illustre la cohérence interne. Pistons hauts, relance courte, et un pivot capable de fixer pour libérer un ailier intérieur. Les patterns se confirment sur statistiques: séquences de dix passes, ratios de duels convertis, et cartographie des récupérations. La logique répond, et c’est précieux. Mais les ralentissements des graphismes viennent casser le rythme émotionnel.

Le moteur de dynamique de groupe fait toujours la différence. Un discours d’avant-match bien calibré influence les performances. Certaines personnalités exigent une gestion fine de la concurrence. Le système répond au contexte, ce qui rapproche la simulation d’un vestiaire réel. Le problème, encore, vient des obstacles techniques qui grignotent l’attention et brouillent la lecture.

En définitive, la matière première reste au sommet. La valeur se voit, mais l’accès se complique, ce qui limite la projection à long terme sur PS5.

Graphismes et moteur 3D sur PS5 : des highlights datés et une stabilité à corriger

Les graphismes des matchs constituent la principale déception. Les highlights affichent des animations rigides, des collisions approximatives et un éclairage timide. Sur PS5, on attend une fluidité confortable. Or, les baisses de framerate apparaissent lors d’effets météo. Sous la pluie, l’image tremble et la lecture des actions se coupe. L’immersion chute en quelques secondes.

Le changement de moteur explique en partie la situation. Unity offre des outils modulaires et une compatibilité large, mais la courbe d’optimisation reste raide. FM26 en paie le prix à son lancement. Le rendu des stades et des pelouses est correct, sans plus. Les modèles de joueurs frôlent l’aliasing. Le ressenti général évoque une génération antérieure, malgré la puissance de la console.

Le choix des caméras propose des angles utiles, mais la netteté fluctue. Sur une action rapide, la compression visuelle brouille les repères. Les temps d’arrêt, eux, ne gênent pas. C’est la constance du débit d’images qui fragilise l’ensemble. La logique voudrait que les “vue étendue” ou “analyste” compensent. Hélas, le manque de stabilité limite l’intérêt de ces perspectives.

Pour Montreuil Atlantique, deux matchs de préparation ont mis en évidence les limites. À la 65e minute, une transition rapide se lance. La caméra suit, puis le mouvement saccade, et l’action clé se coupe. Le sentiment de contrôle s’évapore. Dans un titre où chaque ajustement tactique se mesure, perdre le fil visuel équivaut à perdre une partie de la stratégie.

Des optimisations ciblées pourraient régler la majorité des soucis: gestion météo plus légère, LOD dynamiques mieux réglés, et pipeline d’animation resserré. Les développeurs semblent conscients du problème. Les notes de patch récentes mentionnent des correctifs de stabilité. Toutefois, il faudra des gains tangibles pour rassurer.

En somme, le moteur 3D dessert une base tactique excellente, alors qu’il devrait la sublimer.

État technique, correctifs et conseils d’achat sur PS5 : prudence avant investissement

La stabilité globale ne répond pas encore aux standards de la plateforme. Des crashs surviennent en fin de match ou à l’enregistrement automatique. Les sauvegardes fréquentes limitent la casse. Malgré tout, l’interruption brise le rythme. Les retours haptiques auraient pu compenser par des repères sensoriels. Ils restent timides, alors que la manette DualSense offre une vraie marge de manœuvre.

Sur PS5, l’offre ne bénéficie pas d’un accès type Game Pass. La comparaison avec Xbox nuit à l’attractivité du ticket d’entrée. Pour les curieux, mieux vaut surveiller les retours post-patch. Les passionnés obtiendront leur dose de gestion. Cependant, ils accepteront une courbe d’apprentissage plus rugueuse. La déception naît justement de ce contraste entre ambition et finition.

Avant d’acheter, quelques vérifications s’imposent. Les mises à jour annoncées adressent l’interface, les graphismes des matchs et la stabilité des sauvegardes. Les améliorations de navigation à la manette figurent aussi dans la feuille de route. Si elles se concrétisent, FM26 peut inverser la dynamique sur console. Le suivi produit déterminera la trajectoire de la saison.

Pour un profil compétitif, la profondeur tactique compense partiellement les défauts. Les carrières longues, axées sur la formation et le trading, restent passionnantes. En revanche, les sessions courtes et casual souffrent des délais d’accès aux commandes. L’expérience utilisateur favorise ceux qui persévèrent et connaissent déjà les logiques FM.

Montreuil Atlantique illustre encore l’arbitrage. Le directeur sportif a mis la main sur un avant-centre libre. Les indicateurs physiques étaient positifs. La signature s’est faite après plusieurs écrans. Une fois intégré, l’impact a été immédiat. Deux buts en trois matchs de préparation. Le potentiel du gameplay se confirme, à condition de franchir les obstacles ergonomiques.

Recommandation actuelle: patienter, consulter les patch notes, puis décider. La qualité du fond mérite d’être retrouvée dans la forme.

Repères pratiques pour optimiser FM26 sur PS5

En attendant des mises à jour, quelques réglages aident. Désactiver certains effets visuels réduit les à-coups en match. Limiter les panneaux ouverts fluidifie la navigation. Le mode curseur gagne à être utilisé ponctuellement, pas en permanence. L’organisation des favoris dans les menus sauve du temps sur les routines hebdomadaires.

Ces gestes n’effacent pas les limites, mais ils stabilisent la carrière. La progression devient plus lisible, et la charge mentale diminue. Sur un titre de cette densité, la clarté fait gagner des matchs. En appliquant ces repères, on contourne l’essentiel des angles morts dans l’attente de correctifs.

Football Manager 26 sur PS5 vaut-il l’achat immédiat ?

Pas pour tout le monde. La profondeur de la simulation séduit, mais l’interface confuse, les ralentissements en highlights et des crashs ponctuels recommandent d’attendre des patchs si la tolérance aux défauts est faible.

Les graphismes des matchs sur PS5 sont-ils au niveau en 2026 ?

Non, le rendu paraît daté et la fluidité se dégrade sous la pluie. Des optimisations sont nécessaires pour atteindre un standard console actuel.

Le cœur du gameplay est-il toujours solide ?

Oui. La tactique, le scouting, la progression et la data restent excellents. Le problème vient surtout de l’accès à ces systèmes via une interface mal adaptée à la manette.

Quelles nouveautés tiennent la route ?

L’intégration du football féminin est soignée et s’imbrique bien dans la carrière. La base de données et les modèles statistiques demeurent une référence pour la simulation de football.

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