| À retenir en un coup d’œil |
|---|
| Le nouvel outil tactique en possession/hors possession change la gestion sportive |
| Le moteur de match progresse, mais le retard visuel sur d’autres jeux de football demeure |
| Des fonctionnalités historiques manquent, la série accuse un léger recul au lancement |
| UI recentrée sur console : gains d’ergonomie pour certains, désorientation pour d’autres |
| Intégration du football féminin et licence Premier League : des pas importants |
| Manchester United peut briller avec des plans de jeu plus dynamiques et réalistes |
Le nouvel épisode de Football Manager 26 arrive avec une promesse double. D’un côté, la série adopte Unity, revoit son moteur de match et propose un système tactique scindé entre phases en possession et hors possession. De l’autre, une partie du socle historique a été retirée ou reléguée au second plan, et des bugs viennent ternir l’expérience. Cette bascule stratégique nourrit un paradoxe : la simulation progresse sur le terrain, tout en assumant un recul fonctionnel qui interroge les fidèles. Pour un club comme Manchester United, ces nouveautés permettent pourtant de remettre une machine en panne sur la bonne voie, grâce à une granularité tactique plus fine et une meilleure lecture des matchs.
Dans ce contexte, le jeu vidéo navigue entre ambition et inachèvement. L’interface réorientée vers les consoles séduit une partie du public, alors que les vétérans de la gestion sportive sur PC réclament leurs repères. La licence football anglais et l’arrivée des compétitions féminines relèvent la crédibilité. Cependant, l’absence de plusieurs modes phares, l’ergonomie parfois contre-intuitive et les correctifs encore timides poussent à une pratique attentive. L’épisode reste captivant, mais s’adresse surtout à celles et ceux prêts à accepter une transition. La suite explore en détail les conséquences concrètes, du terrain à la coulisse.
Football Manager 26 : Manchester United remis sur les rails grâce au double plan de jeu
Le cœur du redressement de Manchester United réside dans l’outil tactique à deux visages. En pratique, l’équipe adopte une structure fluide en possession, puis une organisation plus compacte hors possession. Ce découplage, inédit dans Football Manager, dynamise chaque phase. Sur Old Trafford, une base 4-3-3 devient un 3-2-5 ballon au pied, et un 4-4-2 losange inversé à la perte. Les rôles changent au gré du pressing et des sorties de balle.
Dans un scénario test, « le Stratège Rouge » a installé un latéral intérieur à gauche et un ailier inversé à droite. Ainsi, la circulation verticale s’accélère, tandis que la largeur contrôlée expose moins l’axe. Hors possession, un 4-1-4-1 bascule en pressing déclenché sur les côtés. Les Red Devils bloquent les renversements tout en gardant de la menace dans le dos de la ligne.
Pour réussir, certains choix s’imposent dès la préparation. Il faut calibrer la mentalité, les couloirs préférentiels et la hauteur défensive en cohérence avec les profils. Sur ce millésime, une rotation intelligente des ailiers s’avère payante. Les courses diagonales punissent les défenses lentes. Ensuite, la variété sur coups de pied arrêtés fait la différence en Premier League.
Voici un plan d’action concret pour stabiliser United.
- En possession : structure 3-2-5, latéral intérieur + ailier inversé, meneur de jeu mobile entre les lignes.
- Hors possession : 4-1-4-1 compact, pressing asymétrique pour forcer le jeu long adverse.
- Transitions : contre-pressing modéré, relance courte gardien-libre si l’adversaire replie lentement.
- Coups de pied arrêtés : variantes courtes et une routine second poteau pour un central dominant.
- Rotation : minutes gérées via objectifs de charge hebdomadaire au training.
Un tableau synthétise la configuration type lors des premières semaines.
| Phase | Formation | Rôles clés | Objectif |
|---|---|---|---|
| En possession | 3-2-5 | Latéral int., Ailier inv., MJA mobile | Créer supériorité entre-lignes |
| Hors possession | 4-1-4-1 | Sentinelle, Ailiers travailleurs | Fermer l’axe, piéger côté |
| Transitions | — | GB relance courte, 8 box-to-box | Progresser vite après récupération |
| CPA offensifs | — | Central dominant, tireur pied rentrant | Exploiter second poteau |
La cohérence tactique s’accompagne d’un recrutement ciblé. Pour United, un central rapide, un 6 positionnel et un ailier capable d’attaquer l’intervalle s’avèrent prioritaires. Par ailleurs, l’équipe technique doit aligner préparation physique, prévention des blessures et familiarité tactique. Le nouveau menu de training aide, à condition de limiter la charge avant un enchaînement de gros matchs.
Pour accélérer la montée en puissance, un calendrier hebdomadaire clair fonctionne bien. Lundi, récupération et analyse vidéo. Mardi, circuits de passes et pressing. Mercredi, oppositions spécifiques couloir. Jeudi, stratégies de coups de pied arrêtés. Vendredi, mise en place et routines offensives. Samedi, match. Dimanche, bilan individuel.
En somme, l’outil tactique double et un micro-management du training replacent Manchester United sur une trajectoire crédible, même si la profondeur de l’effectif reste décisive.
Football Manager 26 : une refonte ambitieuse incomplète
La bascule vers Unity devait marquer une ère. Sur le terrain, le jeu vidéo affiche des progrès tangibles. Les introductions de matchs s’alignent sur les compétitions, les animations gagnent en fluidité et la physique de balle semble plus naturelle. Le bond n’est pas fracassant, mais il existe. Pour une simulation centrée sur la lecture tactique, c’est déjà un signal positif.
Le moteur de match met mieux en scène les courses courtes, les appuis avant centre et les enchaînements à une touche. Cependant, les collisions restent parfois abruptes. Certaines décisions arbitrales manquent de contexte visuel. En face, les géants du football orientés action conservent un net avantage sur l’animation pure.
Sur l’ambiance, le cadrage varie enfin de façon plus harmonieuse. Les angles basse hauteur donnent une lecture plus claire du pressing. En revanche, l’homogénéité des stades et des pelouses déçoit encore. Quelques éclairages paraissent plats sur des affiches majeures, ce qui limite l’adrénaline.
Pour confronter forces et faiblesses, un diagnostic visuel s’impose.
| Aspect | Progrès constaté | Limite actuelle | Impact en match |
|---|---|---|---|
| Animations joueurs | Transitions plus fluides | Contacts parfois raides | Lecture améliorée des appels |
| Physique de balle | Trajectoires réalistes | Rebonds imprévisibles rares | Tirs lointains plus crédibles |
| Cutscenes | Intros liées aux ligues | Variété encore limitée | Immersion légère en hausse |
| Caméras | Angles utiles au coaching | Quelques zooms trop rapides | Analyse tactique facilitée |
Pour tirer des enseignements fiables, il convient de multiplier les profils d’adversaires. Un match contre une équipe qui presse haut n’offrira pas des repères identiques à une opposition en bloc bas. Dès lors, les séquences préenregistrées cèdent peu à peu la place à des lectures davantage contextuelles. On perçoit mieux les effets d’une ligne de passe libérée par un faux pied.
L’écart avec EA Sports FC et la proposition connectée de Konami se maintient sur le pur spectacle. Toutefois, Football Manager 26 s’adresse d’abord aux stratèges. Entre deux arrêts décisifs et une combinaison sur corner, la progression technique suffit à nourrir un œil d’analyste. Les entraîneurs virtuels qui privilégient la clarté décisionnelle apprécieront ces gains.
Le rendu reste perfectible, mais la base paraît saine pour les prochains épisodes. Le chantier visuel se fixe, et la latitude tactique s’élargit. C’est en somme une étape transitoire, plus solide qu’il n’y paraît si l’on reste focalisé sur la gestion sportive.
Fonctionnalités retirées et bugs : pourquoi la série marque un léger recul
Le tableau s’assombrit lorsqu’entrent en scène les retraits de fonctionnalités et les anomalies. Plusieurs outils chers aux habitués manquent au rendez-vous. La gestion internationale, les tirages de coupes en direct, le module de profondeur d’effectif et certaines statistiques avancées ont disparu. Une partie de l’écosystème ne répond donc plus aux mêmes réflexes.
Les dysfonctionnements s’additionnent. Des sélections de tireurs aux tirs au but sur des remplaçants non éligibles, des commentaires textuels incohérents ou un habillage d’interface qui masque des libellés gênent la fluidité. Après le correctif 26.0.4, beaucoup de cas se réduisent, mais ils n’ont pas totalement disparu.
Conséquence directe, les carrières longues exigent plus d’astuce. Il faut reconstituer certains tableaux par des listes personnalisées. Il convient aussi d’user de filtres plus précis au recrutement. En outre, une surcharge d’écrans intermédiaires ralentit la navigation sur des bases de données étendues.
Pour mesurer l’impact, un récapitulatif s’impose.
| Élément manquant ou dégradé | Effet sur la sauvegarde | Parade possible |
|---|---|---|
| Gestion internationale | Moins de variété de carrière | Sauvegarde dédiée clubs + défis communautaires |
| Profondeur d’effectif | Vision floue des doublures | Listes de postes avec filtres et notes internes |
| Stats avancées | Analyse moins fine des performances | Exports rapides et rapports recruteurs ciblés |
| Interface capricieuse | Temps perdu sur navigation | Raccourcis clavier et favoris |
Malgré tout, la boucle du football reste captivante. Les soirées européennes offrent des scénarios forts. Les jeunes pousses progressent à vue d’œil. Cependant, la répétition d’irritants finit par entamer la patience. Un public attaché à la densité de FM24 peut hésiter, surtout si la stabilité prime.
- Bon signe : le moteur de match progresse et l’IA réagit mieux aux changements en cours de partie.
- Mauvais signe : l’ergonomie brise des habitudes installées depuis des années.
- À surveiller : la cadence des patchs correctifs et l’écoute des retours.
- À court terme : privilégier des bases de données contenues pour améliorer la réactivité.
En clair, l’épisode combine attrait et frustration. Football Manager conserve sa puissance d’addiction, mais la série concède un pas en arrière sur la complétude fonctionnelle. L’arbitrage dépendra du seuil de tolérance de chacun.
Le football féminin, la licence Premier League et l’UI orientée console : progrès réels, compromis douloureux
L’intégration du football féminin change l’échelle de la base de données. Des ligues majeures s’ajoutent, dont la Women’s Super League. Des championnats moins connus, comme la ligue galloise, enrichissent le vivier. Une équipe de recherche dédiée nourrit la crédibilité des profils, du potentiel aux caractéristiques morphologiques. Le résultat montre une attention louable au détail.
Cette extension ouvre des carrières inédites. Les mécaniques de gestion sportive demeurent, mais la dynamique des effectifs, les cycles de domination et la perception des postes diffèrent sensiblement. Pour qui aime bâtir, ces univers offrent un souffle nouveau. Les fans de la formation y trouvent un terrain d’expression idéal.
La licence Premier League renforce la cohérence du football anglais. Les identités visuelles et la présentation des rencontres gagnent en authenticité. À Old Trafford, les jours de choc se sentent plus officiels. Pourtant, la patine graphique ne change pas tout. Le moteur a besoin d’une seconde itération pour s’épanouir pleinement.
En parallèle, l’interface prend un virage console. Les menus pensent davantage à la manette, avec de gros pavés et des itinéraires simplifiés. Sur PS5 et Xbox Series, le confort d’usage progresse. Sur PC, certains regrettent une densité d’information moindre par écran. L’accessibilité propose du texte large, un mode daltonien, des couleurs unies pour les commentaires et la désactivation des clignotements.
Pour clarifier les apports par plateforme, le tableau suivant aide.
| Plateforme / Mode | Atout principal | Limite notable | Conseil d’usage |
|---|---|---|---|
| PC | Souplesse, raccourcis, bases géantes | UI pensée manette par endroits | Créer des favoris, utiliser le clavier |
| PS5 / Xbox Series | Navigation fluide à la manette | Texte dense moins lisible de loin | Activer police large et filtres |
| Mobile (Netflix) | Accès simple, partie rapide | Fonctionnalités réduites | Parties courtes et ciblées |
Cette orientation n’empêche pas des ajustements sur PC. En assignant des favoris aux écrans clés et en recourant aux recherches sauvegardées, la friction baisse vite. Le temps investi pour reconfigurer ses repères est compensé par des gains sur la durée d’une carrière.
- Nouveauté notable : intégration de plusieurs ligues féminines crédibles.
- Ergonomie : menus plus larges, lisibles au salon.
- Accessibilité : options graphiques utiles, caméras variées.
- Limite : densité d’informations moindre pour les puristes.
À ce stade, l’épisode pose des fondations. Le périmètre s’élargit, l’accessibilité progresse et la licence locale renforce l’ADN. Reste à réaligner ergonomie et profondeur pour rallier toute la base.
Guide de gestion sportive pour un départ optimal avec United (et ailleurs)
Un début réussi conditionne la saison. Avec Manchester United, l’idée directrice est simple : capitaliser sur la double tactique tout en sécurisant la charge de travail. D’abord, il convient de structurer les priorités de la première quinzaine de jeu. Ensuite, on verrouille les routines hebdomadaires. Enfin, on atténue les manques fonctionnels par des méthodes alternatives.
Un plan en dix étapes s’applique à la plupart des clubs.
- Initialiser deux plans : un dispositif proactif en possession, un bloc compact hors possession.
- Capturer la préparation : calendrier entraînement avec récupération, intensité progressive et focus CPA.
- Cartographier l’effectif : listes de postes, hiérarchies, profils manquants.
- Recruter ciblé : une pointe rapide, un 6 positionnel, un central qui gagne ses duels aériens.
- Optimiser le staff : adjoint tactique fort, préparateur physique, analyste vidéo rigoureux.
- Remplacer les modules manquants : favoris + filtres pour simuler la profondeur d’effectif.
- Standardiser les CPA : deux routines offensives, une défensive, rotations claires par tireur.
- Suivre la charge : limiter l’intensité avant les gros matchs, relancer les remplaçants.
- Exploiter les rapports : recruteurs sur cibles immédiates, focus caractéristiques clés par rôle.
- Évaluer après 6 matchs : ajuster pressing, largeur et sorties de balle.
Un canevas hebdomadaire simple reste efficace, notamment pour la Premier League.
| Jour | Objectif | Focus | Note utile |
|---|---|---|---|
| Lundi | Récupération | Prévention blessures | Tests de fatigue |
| Mardi | Construction | Circuits passes | Relances propres |
| Mercredi | Pressing | Reprises déclenchées | Repères hors possession |
| Jeudi | CPA | Variantes | Marquage zones |
| Vendredi | Mise en place | Automatismes | Charge allégée |
| Samedi | Match | Gestion banc | Changements minute 60-75 |
| Dimanche | Bilan | Rapports | Planifier semaine |
Avec United, une approche pragmatique évite les trous d’air. Sur les gros déplacements, réduire la hauteur défensive et piéger côté permet d’éviter les transitions adverses. À Old Trafford, il devient pertinent de pousser la ligne et d’installer une supériorité axiale. L’équipe profite alors de la qualité technique de ses milieux.
Pour compenser l’absence de certains écrans analytiques, des exports succincts suffisent. Un suivi simple des xG pour et contre, les zones de tirs et l’efficacité sur CPA suffit à guider trois décisions par mois. En parallèle, une rotation des tireurs à distance limite la prévisibilité.
En définitive, la méthode tient en trois ressorts : structure claire, exigence au training et recrutement sobre. C’est une voie solide pour transformer le potentiel en résultats, à Manchester United comme ailleurs.
Cette démarche fait de Football Manager 26 une base exploitable, malgré ses angles vifs. Le cadre tactique enrichi récompense les managers patients et méthodiques.
Football Manager 26 vaut-il le coup si l’on vient de FM24 ?
Oui si l’on souhaite exploiter les plans tactiques en possession/hors possession et le moteur de match plus lisible. Non si l’on privilégie la complétude fonctionnelle et une UI familière : FM24 reste plus stable et plus riche dans certains modules.
Qu’apporte réellement le passage à Unity ?
Des animations plus fluides, des cutscenes adaptées aux ligues et une physique de balle crédible. Le bond visuel n’est pas révolutionnaire, mais il pose une base technique plus saine pour les prochaines itérations de la série.
Comment compenser les fonctionnalités retirées ?
Utiliser des listes postes par postes, des recherches sauvegardées, des favoris d’écrans et des exports rapides. Ces parades reproduisent une partie de la profondeur disparue, le temps que les patchs et la feuille de route réintroduisent des outils.
Le football féminin est-il suffisamment détaillé ?
Oui, l’intégration s’appuie sur un travail de recherche spécifique et plusieurs ligues crédibles. La progression, les rôles et la dynamique d’effectif offrent un terrain de jeu intéressant pour bâtir une carrière différenciante.
Manchester United peut-il dominer avec le nouveau système ?
Avec un 3-2-5 en possession et un 4-1-4-1 hors possession, une rotation maîtrisée et des routines CPA efficaces, United retrouve une identité forte. Le moteur de match plus lisible aide à valider ces choix sur la durée.


